Une nouvelle école pour Kyekyewere

Les producteurs de cacao ghanéens ont l'habitude des tempêtes tropicales qui se produisent régulièrement pendant la saison des pluies. Mais personne n'aurait pu prévoir que l’une d’entre elles, particulièrement violente, détruirait l'école primaire de Kyekyewere. Par chance, l'école a pu être reconstruite rapidement, en grande partie grâce à l'aide de Lindt & Sprüngli.

Avec un peu de recul, la tempête tropicale qui a en partie détruit l'école primaire de la ville de Kyekyewere, au Ghana, en 2008, a également un côté positif. Sans cette tempête, les enfants des villages alentour seraient toujours bien loin de recevoir une éducation secondaire, et l'école ne serait probablement pas reliée au réseau électrique non plus. Mais commençons par le commencement.

Il y a quelques années encore, il n'y avait qu'une école primaire à Kyekyewere.

Lorsqu’une tempête l'a détruite en 2008, elle a été beaucoup regrettée. Afin d'offrir malgré tout une scolarité un tant soit peu décente aux enfants, les autorités locales ont imaginé une solution de fortune et ont improvisé une école dans une église voisine. Les enfants ont ainsi pu continuer à avoir cours, dans un cadre certes inhabituel et en suivant un emploi du temps parfois fantaisiste. Cette solution ne pouvant être que temporaire, les autorités ont cherché un moyen de reconstruire l'école.

Financé par le Lindt & Sprüngli Farming Program

C'est grâce au Lindt & Sprüngli Farming Program, financé par les primes payées pour chaque tonne de cacao traçable achetée au Ghana pour confectionner les chocolats LINDT, que la reconstruction s'est avérée possible. Source Trust, l'organisation locale partenaire de Lindt & Sprüngli, s'est vu confier la mise en œuvre sur le site. En septembre 2008, la construction avait déjà débuté. À l'école primaire s’est ajouté un collège qui a ouvert l'année suivante et a été rapidement agrandi. Outre les nouvelles salles de classe, pouvant accueillir au total 400 élèves, l'école dispose aujourd'hui de bureaux pour les professeurs, d'un secrétariat et d'une boutique. Un centre de formation, le « Centre de ressources de village », a également ouvert, permettant aux élèves et aux fermiers des villages environnants d’accéder à des ordinateurs et à Internet.

Par ailleurs, l'école est reliée au réseau électrique. Alex Bruce Appiah, directeur et professeur, explique : « L'accès à l'électricité et à une imprimante simplifie considérablement mon travail. Par exemple, aujourd'hui, il me suffit d’imprimer les questions pour les examens au Centre de ressources de village, qui se trouve juste à côté. »
Deborah Awiah Mensah, une élève de 17 ans, se réjouit également des avantages qu'offre l'accès à l'électricité : « Je peux enfin suivre des cours du soir. C'est possible maintenant parce qu’en soirée, nous avons de la lumière. Et grâce à la lumière, je peux étudier plus longtemps, et je suis bien mieux préparée pour les examens. »

Améliorer les conditions de vie de la jeune génération

Alex et Deborah sont convaincus que cette nouvelle école et ses infrastructures sont très importantes pour les élèves de Kyekyewere. Aujourd'hui, l'image de l'école au sein de la population locale est bien meilleure. Les élèves sont plus nombreux à suivre les cours, ils sont plus assidus et ils se sentent bien à l’école. Et l’instruction, tout particulièrement au Ghana, est essentielle pour améliorer les conditions de vie de la future génération.